A Onnaing, dans le département du nord de la France, les frères Ferdinand Louis de Bousies, Charles de Bousies (Vicomte de Rouveroy), leur cousin le Chevalier Adolphe de Bousies et le baron Frédéric de Sécus fondent le 2 Février 1821 « La Faïencerie d’Onnaing ».
Elle était située au "L'Arsin", lieu dit s'ouvrant sur la rue Giraud (rue Basse en ce temps-là). Elle débouchait également sur la rue de la Liberté, permettant  plus tard une jonction ferroviaire vers la gare d'Onnaing.

Plan routier Plan du site

 

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Cette fabrique fut créée par la direction de la faïencerie de Nimy située près de Mons dans le Hainaut Belge et qui existait depuis 1789. Cette nouvelle implantation avait pour but d'éviter les charges dues à l'exportation de la Belgique vers la France ainsi que vers les autres pays du monde car les charges d’exportation en France étaient plus faibles qu’en Belgique. Elle est alors construite sur une propriété appartenant à Joseph Clerquin sur une superficie de +-13000 m2. Cette propriété ne cessera de grandir pour être en 1938 en fin d'exploitation de +-64000 m2 et emploiera à ce moment de 450 à 500 ouvrières et ouvriers.

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Isidore Paulus,fils du directeur de la Faïencerie de Nimy et peintre sur faïence, en fut le premier directeur de 1821 à 1827.
 

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Le 18 Août 1827 Alexandre Giraud achète la faïencerie d’Onnaing. Il la dirige en compagnie de Charles Giraud.
 

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Le 27 Avril 1858 Jean Baptiste- Mouzin, (Directeur de la manufacture de Tournai), son frère Jean Pierre Mouzin (ex-directeur de La Louvière et directeur de la Faïencerie de Nimy depuis 1851) et Théophile Lecat (associé des Mouzin à la Faïencerie de Nimy) rachètent la Faïencerie d’Onnaing à Alexandre Giraud et constituent une société en nom collectif « La Société Mouzin Frères et Cie »

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Les directeurs en furent :

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1858 à 1870 Jean Baptiste Mouzin qui quitte Tournai pour diriger Onnaing

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1870 à 1884 Jean Geschwind-Mouzin gendre de Jean Baptiste Mouzin

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1884, Auguste Mouzin, deuxième fils de Jean Pierre Mouzin qui deviendra
ensuite directeur de la Faïencerie de Wasmuël

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1884 à 1886 Eugène Meyer-Mouzin (le gendre d’Auguste Mouzin) qui deviendra
également à la mort d’Auguste Mouzin directeur de la faïencerie de Wasmuël

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1886 à 1893 Édouard Mouzin, frère cadet d'Auguste Mouzin.

 

Façade avant de la Faïencerie Entrée sur façade avant de la Faïencerie

 

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Le 14 Mars 1894 « La Société Mouzin Frères et Cie » est transformée en « Société Anonyme de la Faïencerie d'Onnaing ».

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Les directeurs en furent :

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1893 à 1900, Adolphe Lecat, descendant de Théophile Lecat
(associé des Mouzin à la Faïencerie de Nimy)

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1900 à 1919, Eugène Hans-Mouzin, beau-fils d'Auguste Mouzin
puis d'Édouard Mouzin par son second mariage

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1919 à 1938, Charles Mouzin, fils d'Édouard Mouzin.

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Ces deux dernières périodes connurent les directeurs techniques suivants:

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1900 à 1927, Paul Battair, ingénieur chimiste originaire de Nimy

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1927 à 1938, Édouard Hans, fils d'Eugène Mouzin et petit-fils d'Édouard Mouzin.
 

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Après la destruction allemande en 1918, la fabrication reprendra le 17 Mai 1921, pour cesser le 8 Février 1938. La société entre alors en liquidation le 17 Août 1939, jusqu'à la fin de l'année 1947, sous la responsabilité de Édouard Hans.
 

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La Faïencerie d’Onnaing, vers la fin du 19éme siècle, connaît un essor grandissant grâce au transport ferroviaire facilitant l'apport des matières premières. A cette époque les modeleurs, qui sont de véritables artistes ayant été formés aux écoles académiques de Valenciennes créent des modèles de pichets représentant des hommes politiques tels que Déroulède, Poincaré,… mais également des personnages connus comme l'Alsacienne, Francisco Ferrer (instituteur fusillé en Espagne), Marianne, Jeanne d’Arc,… des pichets symbole féministe La Jupe Culotte ainsi que des modèles de fantaisie tels que le poisson, le moine, le canard, le cochon Maître d'hôtel,... Les pichets floraux ne sont pas en reste , ils sont même à mon avis de réalisation plus complète et harmonieuse comme le pichet Tango, Mille Fleurs, Chrysanthème, Cyclamen, Giroflées, Capucines, Iris, Oeillet,…Les pièces en barbotine plaisent au grand public ce qui permet une production considérable afin de satisfaire la clientèle locale mais aussi étrangère. La production en barbotine est de plus en plus diversifiée les créations de vases, jardinières, cache-pots, canettes, pichets de forme, tirelires, services de fumeurs, cendriers, centres de tables, colonnes, bouquetières sont très nombreuses. Chaque année, 5 nouveaux modèles de pichets sont  créés.
 

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Malheureusement en 1914 la première guerre mondiale se déclare. E fin 1918 la reprise de l'ac­tivité de la Faïencerie d’Onnaing sera bien difficile car la folie de ces moments a saccagé tout l'équipement de la Faïencerie (Moules, mélangeurs, broyeurs, malaxeurs, filtres, chaudières, etc.). Malgré des efforts surhumains, de la bonne volonté et de l'éner­gie à maintenir la production, celle-ci s'arrête le 8 février 1938.

 

Vue intérieure de la Faïencerie Partie du personnel en 1905